Me voilà enfin partie après une longue période d’examen. Je suis partie pour 2 mois de stage suivi de 6 semaines de voyage en Nouvelle-Calédonie, aux Iles Fidji et au Vanuatu. Pour arriver à Wallis, rien de plus simple, il m’a fallu prendre un vol de 24h pour Sydney où j’ai passé une nuit. Puis un 6h jusqu’aux îles Fidji et là je devais rester deux nuits mais comme l’avion pour Wallis avait des problèmes techniques, j’y suis resté une nuit de plus. Et enfin mon dernier vol a duré 1h30. En résumé je suis partie de Genève samedi et je suis arrivée à Wallis jeudi.
A Sydney je suis arrivée à 19h et le lendemain à 13h je redécolle. Je profite de ses quelques heures pour visiter. Pour ce faire je suis guidée par Gail une Australienne que nous avons hébergée l’été passé lors de son voyage d’une année. Elle m’a fait voir bien entendu l’Opéra, le Harbourg bridge, elle m’a aussi emmenée à des points de vue de la ville. Une soirée pleine de découverte et très agréable. Malgré les heures d’avion dans les pattes et le décalage horaire, je n’étais pas fatiguée, peut-être l’excitation.

Après quelque 6 petites heures de sommeil il était temps de reprendre la route pour les Iles Fidji. Là-bas j’accuse le coup de la chaleur, en moyenne 30° avec beaucoup trop d’humidité.

Je vais à la plage et visiter la ville et deux jours après je pensais partir pour Wallis. Après près de 6h d’attente à l’aéroport, nous sommes emmenées dans un hôtel pour la nuit. Le bus qui nous emmène à l’aéroport part de l’hôtel à 4h30, je ne fais mon check-in qu’à 6h30 et le décollage à 8h30.
aussi insupportable. Je suis accueillie par Sésilia, une femme très gentille qui a accepté de m’héberger durant mon stage. Elle m’offre un collier de fleurs fraichement cueillies comme il est coutume ici. Nous nous rendons ensuite dans sa maison où je rencontre le reste de sa famille. Mathias son mari, Moana leur fils ainé de 13ans, Bleuen la deuxième de 12ans et Soana la dernière de 8ans. Dès les premiers instants, je me sens bien ici, curieuse de découvrir la façon de vivre. J’ai par exemple découvert avec étonnement qu’ici il n’y a pas de réseau de natel, moi qui hésitait à en prendre un, j’ai bien fais de le laisser à la maison. J’ai aussi découvert que par pudeur, les femmes ne se baignent pas en maillots de bain mais toute habiller, je fais donc comme eux, ce qui n’est pas plus mal pour éviter les coups de soleil.
A Wallis la chaleur est d’une moyenne de 30°, j’ai lu que depuis les années 70 la température minimum a été de 17° et maximum de 33°, autant dire que c’est bien stable. Ce qui est également stable, c’est le nombre de moustiques qui se délectent de mon sang, ce sont des moustique vampires sans pitié.
La nourriture se constitue essentiellement de produit locaux, mais malheureusement, le cyclone Thomas qui est passé il y a plusieurs semaine à détruit une grande partie des fruits je n’ai donc pas encore eu la chance de manger des bananes, mangues ou des fruits de pains. Par contre le poisson est à tomber, le porc ne manque pas et le tarot, manioc et kapé sont de la partie à chaque repas.
Le lendemain de mon arrivée, c’était jour de fête, ils fêtaient le Sacré C½ur, pour ça, ils ont tué un cochon pour l’offrir aux chefs des villages, puis il y a eu une messe avec des chants magnifiques dans les hauteurs de Wallis avec une vue extraordinaire sur l’océan et les ilots de Wallis. Ici tout le monde est très croyant et sortent leur plus beaux habits pour la messe, je me sentais un peu ridicule à côté. Suite à la messe une cérémonie du kava qui est une infusion de racine puis une dance traditionnelle pour récolter des fonds pour la commune. Les danseurs sont ornés de collier de fleurs ainsi que de jupes. Les danseurs sont assis et la dance ne concerne que les bras. Cette journée était magnifique, très difficile à expliquer. Jamais je n’aurais pensé pouvoir assister à un événement pareil.

Le dimanche nous sommes allés faire une visite de l’île, nous nous sommes rendus à un lac complétement sphérique qui est le cratère d’un volcan éteint. C’est vraiment beau, le lac Lalolalo est entouré de falaise de quelques 30 mètres de hauteur, il est d’ailleurs impossible de l’atteindre ou alors seulement en rappel. Nous nous sommes également rendu au point culminant de Wallis, à 145m, d’où nous avions une vue de toute la côte est de l’île.

J’ai commencé mon stage hier, à l’hôpital de Sia qui compte une 50e de lits. J’ai été surprise de voir les gens amener leurs draps de lits ainsi que leurs boissons à l’hôpital. Il y a également des gardes malades, c’est-à-dire les proches des patients qui viennent pour s’occuper de ces derniers. Il n’est pas rare de voir des patients allongés sur une natte à même le sol en délaissant le lit. Je n’ai pas été déçue de voir quelques chambres et le bureau des infirmières climatisé et la vue sur la mer depuis le couloir de l’hôpital.
Voilà pour les premières nouvelles de l’autre bout du monde, j'ai mis autant de temps car la modem avait rendu l'âme juste avant que j'arrive. Mais le problème est réglé alors je ferai en sorte de donner des nouvelles plus régulièrement.
Etapes :
Utufua
Lac Lalolalo