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Prénom Cindy et Fabien
Age 26
But du voyage Stages
Date de départ 05/06/2010
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Durée du séjour 3 mois
Nationalité Suisse
Description
Stage de 2 mois à Wallis puis visite de la Nouvelle-Calédonie, des îles Fidji et du Vanuatu
Note: 4,7/5 - 29 vote(s).


Vanuatu Tanna

 05-10-2010

Bonjour à tous. Hé oui, je vous écris enfin alors que je suis déjà de retour en Suisse et depuis déjà plusieurs semaines, que voulez-vous, j'ai 1000 choses à faire et pas assez de temps pour les faire.

Donc j’en étais restée à l’arrivée de Steph sur le territoire Fidjien, un peu chaotique, mais bien vite oublié.

Après être restée un jour à Nadi les deux, nous sommes parties pour le nord de l’île principale, à Rakiraki. Nous y sommes principalement allées pour que Steph puisse y faire son brevet de plongée. Elle a donc appris toute sa théorie, mais la pratique n’a pas été aussi simple. Elle était enrhumée suite aux nombreuses heures passées dans les avions sur climatisé. Cela l’empêchait d’égaliser la pression dans ces oreilles, elle ne pouvait donc pas descendre suffisamment profondément pour obtenir son brevet. Un peu frustrée, on est donc parties Rakiraki sans pouvoir plonger les deux. Mis à part cela, nous avons séjourné dans un très joli hôtel en bord de mer. Nous partagions notre dortoir avec deux Coréens qui avaient emmené avec eux leur machine à riz et qui la faisait tourner matin midi et soir.

Stéph en pleine classe     

     

Après cela, nous sommes allées à Suva, la capitale des Iles Fidji, pour la deuxième fois pour moi. J’ai à nouveau pris beaucoup de plaisir d’y aller, nous n’y sommes restées que deux nuits. Nous avons soupé un soir dans un restaurant qui se trouvait dans un bateau, c’était très original et le cadre était très sympathique.

Pour la suite du voyage, je voulais aller faire cette fameuse plongée avec les requins. Nous sommes allées regarder s’il était possible de réserver par internet. Sur le site que nous avons regardé un film qui montre la plongée avec les requins, ce qui m’a tout de suite découragé à le faire. Du coup pas de plongée avec nos amis des dents de la mer. Pour compenser toute cette adrénaline mise à la poubelle, nous avons opté pour un saut en parachute. La chute libre a duré 30 secondes, le paysage était fabuleux et la montée d’adrénaline fulgurante, surtout les quelques secondes ou j’étais hors de l’avion mais que le moniteur auquel j’étais accrochée n’avait pas encore daigné sauter. Cette expérience était vraiment hors du commun et parfais pour quitter les Iles Fidji.

     

     

Nous nous sommes ensuite rendues au Vanuatu, dernier pays au cours de ce voyage. Le Vanuatu est un pays composé de plusieurs îles, Efaté est l’île qui sur laquelle se trouve Port-Vila la capitale. Pour notre part, nous avons pris directement un avion de 17 places jusqu’à l’île de Tanna.

Dès le début nous sentons qu'il n'y a pas de place ici pour des véhicules autres que les 4x4. En fait il n'y a pas de routes. Pour l'essentiel des pistes plus ou moins défoncées après la saison humide. Après quelques minutes de route, un petit arrêt à la pompe ("carburant" se dit "mazut" en bichlamar).

Le parcours est sympa bien que chaotique Nous traversons l'ile d'Ouest en Est pour rejoindre notre hôtel qui se trouve dans un arbre avec une vue sur le volcan Yasur, un des volcans le plus actif du monde. Au passage nous traversons ses plaines volcaniques et nous respirons le grand air... empoussiéré (ça croque sous la dent !).

Le lendemain nous partons pour une journée bien remplie. Nous débutons notre journée par des danses traditionnelles effectuée par des femmes du village. Elles sont habillées en tenues traditionnelles, des pagnes teintées avec de la terre de couleurs. Elles chantent et ont pour seul instrument une sorte de coussin de feuilles de coco tissées, remplis. Elles s’en servent pour faire des percussions.

                            

                            

Nous sommes ensuite allées à la découverte des sources chaudes. La région, par la proximité du volcan, en est pleine. Les sources chaudes sont situées sur les rochers à la limite de la mer. L'accès se fait par une échelle de bois et de liane. L'eau est bouillante et est projetée. Nous sommes très impressionnées par cette source d’eau chaude comme nous n’avons pas l’habitude d’en voir.

La deuxième curiosité de l’endroit est le champ de terre colorée. Ce sont des glaises de couleur bleue, blanche, rouge, ocre mais attention c'est chaud !

Une belle palette pour les peintres. Les mélanésiens de Tanna les utilisent sur leur corps et leurs vêtements pour les danses traditionnelles.

Pour un moment de détente, nous sommes allées ensuite à la plage de la baie des tortues. Une magnifique plage où se trouvaient plein d’enfant qui s’y baignait. Du sable blanc et de l’eau turquoise, rien de mieux pour se prélasser. Nous sommes ensuite allées au restaurant qui se trouvait dans une cahute et dans laquelle ne se trouvait qu’une seule table.

                                   

 

Nous revenons à l’hôtel pour se préparer à la grande expédition. La découverte du Mont YASUR  à 30 minutes de piste. Ce volcan est un des volcans en activité le plus accessible au monde. Actuellement son niveau d'activité est de 2 sur 5 donc pas de souci de sécurité. A 3 c'est interdit et à 1 il y a moins de chose à voir.

 

Le spectacle est fantastique. Des projections de lave toutes les dix minutes. Un vrai spectacle son et lumière et ça fait du bruit ! Nous restons là, bien 45 minutes en étant béat d’admiration à chaque explosion sans se lasser. Nous rentrons des images plein le c½ur et les cartes mémoires.

                           

Le lendemain nous repartons de Tanna direction Santo. La vie ici est drôlement chère et nous sommes sur la paille en repartant. Tellement sur la paille que le couple de Français avec lequel nous avons partagé ce séjour sur Tanna nous a dépanné. En effet, sur cette île du sud, il n’y a aucun moyen d’utiliser ni carte bancaire, ni carte de crédit.

Voilà pour l'instant, je mettrai dès que possible le dernier message de mon voyage mais comme j'ai reçu beaucoup de demande sur la suite de mes aventures, je poste déjà ça.


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fidji encore et toujours

 01-09-2010 -  Fidji
 

Bonjour.


On dit que temps passe trop vite, et que dire des vacances alors.


Nous nous étions arrêtés à Mongo baie resort avec une nuit bien bruyante. Le lendemain, le 21 août, jour de mes 27ans nous avons pris le bus pour Suva, la capitale des îles Fidji, sur la côte ouest de l’île principale. Nous avons fait environ deux heures dans un bus local bondé, le voyage était amusant. Arrivé en ville, nous sommes surpris pas la grandeur de la ville, de loin la plus grande que j’ai pu voir dans le pacifique. C’est une ville que nous avons beaucoup aimé, se côtoie vieux et moderne avec les magasins haut de gamme adossés au vieux marché, les poissons étalés sur le sol en attendant d’être vendu juste à côté du canal où sont stationné les barques. Pour la deuxième fois durant ce voyage, nous tombons sur un festival, cette fois celui de l’Hibiscus. Nous ne manquons évidemment pas d’y faire un tour. Nous sommes surpris et amusé d’y découvrir pas moins de 6 grandes roues et tous biens pleins, des manèges fabriqués par les forains, un stand de la croix rouge avec dépistage de diabète, hypertension, obésité, HIV. Il y a aussi toute une partie d’artisanat et de nourriture bien sûr. Pour la plus grande fête des Fidji nous ne trouvons pas ça très grand.

           

     

Nous ne passons malheureusement qu’une seule nuit à Suva, comme c’était dimanche tout était fermé et nous en profitons pour faire de la route. Nous retournons à Nadi la deuxième plus grande ville du pays, celle où se trouve l’aéroport international à l’ouest de l’île. Le trajet dura 4h30. Arrivé à destination, nous allons dans une auberge de jeunesse avant de voulons réserver pour le lendemain un trajet dans les îles Yasawa. Nous allons à l’agence de l’hôtel où la dame ne veut visiblement nous vendre qu’un voyage dans une île bien précise. Nous insistons pour ne pas y aller et pour qu’elle réserve le trajet qu’on souhaite. Elle nous répond que c’est dimanche 17h et que tout est fermé qu’elle ne peut donc pas faire la réservation. Nous avons bien compris qu’elle ne veut pas qu’on ait là-bas, nous allons donc sur internet pour faire seuls notre réservation.

Le lendemain 8h30 nous étions dans le bateau direction le paradis. Nous avons passé deux nuit à Walailai resort, un hôtel tenu pas les villageois. Cet endroit est vraiment parfait, on a l’impression de faire partie du village, que tout le monde sont nos amis et non des employés d’un hôtel. L’après-midi de notre arrivée, Fabien et moi avons fait une promenade au sommet de l’île à 349m avec une vue imprenable sur les îles environnantes. L’ascension fut périeuse lorsqu’on est passé sur un rocher en forme de toit et n’ayant de chaque côté que du vide. Mis à part cela, la ballade fut très belle, accompagnée par un guide. Le lendemain matin je vais faire ma première plongée aux îles Fidji. A peine le nez dans l’eau que j’aperçois un requin à pointes blanches un peu plus bas. Lorsque nous sommes descendus, j’ai réalisé que le « guide » de plongée avait pris avec lui des poissons préalablement pêchés. Il a, avec ces derniers, appâté 5 requins qui nous tournaient autours. Là où ça me faisait vraiment peur c’est lorsqu’ils passaient juste en dessous de moi. Le guide à gestuellement insisté pour que j’en touche un. Ce qui m’a fait bien rire puisqu’avant qu’on plonge il m’a bien dit de ne rien toucher sans sa permission. Je prends mon courage à deux mains et j’en touche un. Ça n’était rien à côté de la murène qui n’était pas bien loin et qui partageait le festin. Une fois encore je n’ai eu que peu de choix et je l’ai touchée. BEURK c’est tout gluant et là j’ai vraiment eu peur. Nous avons ensuite fait le tour de la colline de corail. Cette fois c’est un némo qu’il a fallu toucher, du coup trop facile, j’approche ma main et paf, le némo me mort le doigt. Le gag, je touche requins et murène et c’est le petit poisson clown qui me mort.

            

L’après-midi nous sommes allés à la pêche, sur une barque avec une bobine autours de laquelle se trouvaient des mètres de file de pêche. Nous étions avec 2 pêcheurs, ils ont pêché entre eux deux 9 poissons, Fabien en a eu 2 et Steph et moi pas un seul. Malgré cela, c’était un très bon moment.

Le lendemain matin nous sommes allés faire du snorkling à environ 20 minutes de barque à un endroit où le corail était plus proche de la surface. Nous étions 11 à faire cela. Nous avons nagé avec plein de petit poisson mais également avec des requins à pointes blanches. Le guide a tué un poisson au harpon pour attirer les requins. Du coup les 6 requins nous tournaient autours et un est même passé entre les jambes de Steph, on l’entendit crier dans son tuba, moi j’ai trouvé ça bien drôle !

L’après-midi on a dû quitter ce coin de paradis pour retrouver Nadi. Qui dit retour à Nadi dit départ de Steph et de Fabien direction la Suisse. Pour leur dernier jour nous n’avons pas manqué de faire un peu de shopping, pour le bonheur d’un et le malheur de l’autre. On s’est rendu à l’aéroport et ils sont partis à 15h. Ils allaient passer une nuit à Sydney avant de rentrer en Suisse. Pour ma part j’ai profité d’être seule pour passer 2h sur internet. Le lendemain ma s½ur Stéphanie (hé oui je m’entoure de Stéphanie) devait arriver à 19h mais l’avion a été reporté au lendemain midi. A 11h30 je suis prête pour prendre un taxi direction l’aéroport quand le type de l’hôtel me dit que Steph a téléphoné de Sydney pour dire que l’avion avait encore du retard et qu’il était prévu pour 19h. La journée fut longue, je suis allé à la plage, j’ai lu et attendu que le temps passe. Nadi est vraiment une petite ville et je n’avais plus rien à y voir. A 18h30 je pars pour l’aéroport, le vol est à nouveau reporté pour 23h30. Je décide de rester à l’aéroport en compagnie de Laï, l’héroïne de mon livre. Apres 23h30 il est encore reporté à 1h30. Je prends donc mon mal en patience. A 1h je m’aperçois que je vol est une fois de plus reporté pour 4h du matin. Cette fois c’en est assez. Je rentre à l’hôtel en étant convaincue qu’il sera une fois de plus reporté. Je me suis donc couchée vers 2h30. A 5h je me réveille et décide d’appeler l’aéroport pour savoir si l’avion avais bien atterri à 4h, avec mon anglais douteux, ce ne fut pas facile facile. Ouf, il était bien arrivé, mais maintenant s’opposait à moi un nouveau problème, comment faire pour que Steph arrive jusqu’à l’hôtel ? La panique me submergea lorsque le téléphone de la réception sonna, je décide donc de répondre en espérant que c’était Steph. En effet, c’était elle, elle prend donc un taxi pour me rejoindre. La nuit fut courte, nous sommes allés nous coucher vers 6h et nous nous sommes levées vers 9h. Nous avions tant de chose à nous dire que la journée suivante a vite passé sans aucun signe de fatigue.


Deux jours plus tard nous sommes partis pour Rakiraki au nord de l’île principale, où nous sommes actuellement. Stéph en profite pour prendre des cours de plongée. Après cela nous pensons passer par Suva, puis Pacific Harbour ou une plongée avec les requins fait parler d’elle dans tout le pays.


Voilà pour nos aventures, j’espère vous faire voyager un peu avec mes récits et je vous souhaite une bonne fin du mois d’août.


Bisous à tous

 


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île Fidji

 21-08-2010 -  Fidji

Bonjour à tous.

Quelle histoire pour écrire sur ce blog, y a trop de chose à faire et à voir pour trouver assez de temps pour décrire tout cela.

Nous nous étions arrêté la dernière fois à Hiengène, une petite ville au nord de la Nouvelle-Calédonie, après le luxe de l’ex club Med, on est allé sous la pluie assisté à la plus grande fête de l’île, la foire de Bourail. C’est une foire d’agriculture et d’artisanat. La pluie n’a pas arrêté de la journée, on a donc profité des stands couverts plus particulièrement. Le lendemain on y est retourné mais avec le soleil cette fois et on avait réellement l’impression de ne pas se retrouver dans la même fête. On y a vu du moto cross, des défilés de chevaux, vaches, un concours de bucheronnage, une tonte de moutons et la cerise sur le gâteau, un rodéo. Ce fameux rodéo n’était pas ce qu’on attendait d’un rodéo, les chevaux ruaient à peine, deux fois de suite le cheval et une vache qui devait être attrapé par les corne se sont retrouvés les 4 fers en l’air pendant 30secondes avant de daigner se relever. Certains cavaliers étaient obèses la clop au bec sur leur cheval, le pompon était le lâché du bébé cochon sauvage au milieu de tous les enfants de la fête qui devaient l’attrapé et le gagnant pouvait le garder. Autant dire qu’on ne s’est pas ennuyés.

            

Le lendemain nous sommes allé visiter l’île des Pins, pour y accéder, ce ne fut pas de tout repos. Pour commencer nous sommes partis de l’hôtel 10minutes avant le départ du bateau. On est arrivé juste à temps et en voulant payer, on a eu la mauvaise surprise de ne pas pouvoir payer avec la carte de crédit. Après supplication, j’ai pu vite aller retirer de l’argent au bancomat le plus près. Un beau sprint à 6h du mat, ce n’est pas dans mes habitudes ! Le jeu en fallait la chandelle, l’île des Pins est vraiment paradisiaque, du sable tellement fin qu’on ne peut pas distinguer les grains, de l’eau transparente qu’on peut voir à l’infini et une tranquillité… On y est resté une journée, le temps de se demandé quand est ce qu’on allait se réveillé de ce rêve.

           

Le lendemain nous sommes allés au sud de la Nouvelle-Calédonie, après 2h30 de voiture sur une route défoncée mais au milieu de magnifique paysage rouge à cause du nickel, on arrive dans notre petit bungalow en haut d’une falaise qui surplombe l’océan. Nous sommes allés nous baigner dans l’eau transparente au milieu des coraux et des poissons bleus. Steph est vite ressortie lorsqu’on a vu passé un serpent de mer près de ses pieds. Le soir nous sommes allé manger du homard dans un resto pas loin de l’hôtel, quel régal. Steph a préféré prendre un menu poisson parce que les homards coupé en deux ce n’est pas son truc.

           

Le lendemain nous sommes allé voir les chutes de la madeleine, ça ne cassait pas 3 pattes à un canard mais ça nous a permis de faire un tour dans les buissons pendant une heure en lisant les noms de plante en latin et en se marrant bien devant les points de vue qui ne montraient que les arbres à 4 mètres devant.

 

En retournant sur Nouméa, nous nous sommes arrêtés dans le village de Prony dans le but illusoire de dîner. Nous n’y avons trouvés qu’une poignée de maisons, une plage mais pas âme qui vive. Lorsque nous avons trouvé après 2h de route un supermarché, nous nous sommes vengés de cette frustration avec 3 paquets de Timtam, des biscuits merveilleux au chocolat, la meilleure invention des Australiens depuis le boomerang.

Le jour d’après il est temps de quitter la Nouvelle-Calédonie pour les Iles Fidji. Le réveil sonna à 5h mais cette fois Stéphanie a veillé sur l’horaire, telle une bonne Suissesse. Nous avons donc pris tranquillement le vol qui va ensuite en direction de Wallis avec une escale à Fidji. Dans ce vol, j’ai rencontré une Wallisienne avec laquelle j’ai travaillé et une Futunienne qui logeait chez Tei et Manu lors de ses séjours à Wallis. Seulement deux mois et je connais presque tout l’île. Dès notre arrivée notre arrivée à Nadi, avant même d’avoir quitté l’aéroport, nous sommes interceptés par des gens de l’office du tourisme qui nous guident jusque dans le bureau de Lucy. Elle nous fait un résumé complet de toutes les activités possibles à faire aux îles Fidji. Finalement, nous décidons de partir en bus en bus au sud de l’île principale dans une auberge de jeunesse façon Fidji.

     

Il s’agit en fait d’un énorme complexe avec plusieurs bungalows, maison au bord de la plage dont un énorme dortoir de 18 lits (on nous a dit 16 au départ) L’hôtel a un bar, des cocktails, une piscine (avec bar), happy hour tous les jours à 18h30. Un tableau noir plein d’activités telles que beach volley, volley dans la piscine, killerpool (piscine tueuse ??), et feu sur la plage. Un vrai paradis, surtout pour les australiens !

Nous y avons passé trois nuits et pour éviter les diverses activités de l’hôtel, nous avons visité les deux villes les plus proches. Sigatoka et Pacific Harbor. Pour y aller, rien de mieux que les bus locaux. Il suffit d’attendre un moment au bord de la route et quand le bus passe, se jeter devant lui monter en marche et se coincer parmi la foule de gens qui l’occupent déjà et apprécier les dialogues du film qui passent à fond. Il vaut mieux prendre les bus express, sinon on met 1h30 pour faire 40 km. 

Sigatoka est notre première expérience avec une ville Fidjienne. On fait un tour au marché, mangé, fait un peu de shopping. L’après-midi, nous prenons le taxi qui nous amène aux dunes de sable de Sigatoka, qui font jusqu’à 60m de haut. L’endroit est un peu décevant car les dunes sont recouvertes de végétation et on a l’impression de marcher sur n’importe quelle colline. Par contre le chemin est en sable et donc il est d’y marcher en tongues, n’est-ce pas Stéphanie !!! Le bord de mer est spectaculaire, les vents qui ont créé les dunes charrient des tonnes de bois qui ont recouvert la plage.

L’autre « ville » que nous visitons est Pacific Harbor, à part quelques maisons éparpillées çà et là, il n’y a qu’un grand centre d’artisanat, ou plutôt de boutiques de souvenirs. Nous y passons quelques et rentrons avec plusieurs robes ou chemises à fleurs.

La dernière nuit dans ce dortoir plein d’australiens, anglais, autrichiens et suisse allemands fut agitée, alcoolisé et bruyante et cela, sur le pas de la porte du dortoir. Si bien que Cindy est sortie de sa réserve naturelle légendaire : je la cite « We try to sleep, un peu de respect,  rispect plize » avant d’éteindre toutes les lumières !

Voilà pour les aventures de ces derniers jours. Nous sommes arrivés ce matin à Suva, la capitale des îles Fidji, dont nous vous parlerons dans notre prochain message. Bon 21 août à tous.


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Nouvelle-Calédonie

 13-08-2010 -  Nouvelle Calédonie

Bonjour à tous.

Me revoilà enfin pour vous donner d’autres nouvelles, le réseau internet est difficile à trouver et une rédaction aussi parfaite que complète de ce blog me demande beaucoup de temps.

Durant le temps écoulé Fabien est venu à Wallis pour 5 petits jours. Durant cette courte période, il a réussi à se choper une belle gastro qui l’a cloué au lit pendant 24h, ce qui ne laissait vraiment plus beaucoup de temps pour visiter. Malgré ça, il a tout de même eu l’occasion de participer à une fête de village et à la préparation. Il est allé avec Mathias et son beau-père pour tuer un cochon, le préparer et faire le umu pour le cuire. Il est ensuite allé assister à la messe, c’est là que je les ai rejoints après avoir fini de bosser. On est allé assister à la cérémonie du kava, la boisson traditionnelle qui est distribuée aux hommes importants du village. Ces derniers vont ensuite manger les mets préparés par les villageois. Nous avons eu l’honneur d’y être invité, nous deux avec quelques 10 hommes importants du village. La nourriture était en abondance et c’est peu de le dire ! La panse pleine, nous avons regardé les danses traditionnelles puis assisté à la distribution des cochons tués pour l’occasion. Ils sont généralement distribués aux personnes méritantes, le chorégraphe par exemple. Fabien et moi en avons reçu un cochon de lait, un honneur supplémentaire.

            

     

Deux jours plus tard nous sommes partis de Wallis le c½ur gros. Le soir avant de partir j’ai passé une très bonne soirée, nous avons fait des grillades, dansé, j’ai reçu plein de cadeaux à ramener en Suisse. Le lendemain, nous nous sommes levés avant l’aube pour prendre l’avion direction Nouméa en Nouvelle-Calédonie Après un vol de 3 heures sans histoires, nous avons retrouvé Stéphanie, une amie qui arrivait tout droit de Suisse (après 31h35 de voyage et 3 escales à Londres, Singapour et Sydney). La pluie aussi était au rendez-vous, 15 degrés, froid, vent, on se serait crus en Suisse. On a tous en profités pour récupérer de nos nuits blanches (Cindy) décalage horaire (Stéphanie) vomissements (Fabien)

 

Le lendemain nous avons visité l’aquarium qui selon tous les Calédoniens avec qui on en a parlé est le plus beau du monde.. On a pu y voir toutes sortes de poissons et de coraux très bien mis en valeur. Des requins, des murènes, des poissons lions, des poissons pierres, des coraux fluorescents et même des poissons qui vivent hors de l’eau. L’après-midi, on est allé voir le centre Culturel Tjibaou, un bâtiment créé par le célèbre architecte Renzo Piano, inspiré de l’architecture traditionnelle. On s’attendait à voir un musée qui nous parlerait de l’histoire mais c’est plus un centre de recherche style université, sur la culture Kanak. On a quand même pu voir quelques belles choses comme les totems des tribus et des reconstitutions de maisons traditionnelles.

            

           

Le lendemain, nous sommes allés au marché, mais à 8h, c’était déjà un peu tard et tout le poisson avait déjà été vendu. Nous avons acheté quelques fruits (les premiers pour Cindy depuis deux mois), ananas, pamplemousse, pommes. Après quelques achats de souvenirs (dont un particulièrement surprenant sous les tropiques) nous prenons notre voiture de location direction le nord de la Nouvelle- Calédonie.

 

Après 1h30 de voyage dans des paysages très vides, nous arrivons à La Foa, une ville qui ne serait qu’un gros village en Suisse, mais qui est l’une des plus importantes de l’île. (La Nouvelle-Calédonie est peu peuplée, il n’y a que 300'000, un habitant pour 13 km2 ). Là, Jean-Louis et Annick Bouvier nous accueillent dans leur gîte, la Petite Ferme. C’est une ferme didactique ou ils élèvent à peu près tous les animaux imaginables à côté de laquelle ils ont installé un petit bungalow pour accueillir les touristes. Après un délicieux souper, gésiers de canard, crevettes au « cari » (une variante locale du curry) fromage et dessert, nous partons observer les cerfs et voiture. Caline et Elliott, les deux chiens de la ferme nous accompagnent. Nous observons plusieurs cerfs (ils pullulent ici, sans prédateurs) relativement éloignés, puis un autre bien plus proche. A ce moment, Caline saute subitement du 4x4 et court vers ce cerf. On pense tous que le cerf va s’enfuit à toutes jambes, mais non, au lieu de ça, on entend un grand cri, braaaa, Caline a réussi à attraper le cerf ! Tout le monde descend rapidement pour voir ce qui a bien pu se passer, il s’agissait en fait d’une femelle malade qui n’a pas pu s’enfuir devant les chiens. Il a malheureusement fallu l’achever à coups de lampe de poche.

           

Après cette soirée mouvementée, nous repartons le lendemain direction la côte est et plus précisément la « ville » de Poindimié. Nous commençons la journée par une courte balade le long d’une rivière qui remonte jusqu’à une petite cascade bucolique dans laquelle Cindy se trempe les pieds. Puis nous prenons la route pour environ 3h30 à travers les montagnes qui forment l’épine dorsale de la Nouvelle Calédonie. Les paysages du col de la Roussette sont beaux, mais la route est trop sinueuse et certains estomacs s’en sont souvenus longtemps. Nous arrivons en fin d’après-midi au gîte que nous avons réservé, après avoir passé quelque temps à tourner autour sans le trouver. (Les gens sont très sympas lorsqu’on leur demande le chemin, mais l’indication « prenez le chemin de terre après le champ de pinus » n’est pas forcément utile, pour nous !). Nous dormons dans un gîte très calme, ou une case traditionnelle a été transformée en chambre agréable, malheureusement pas à l’épreuve des rats.

 

La région n’ayant pas de grande richesse à découvrir, nous partons le matin pour Hiengène, une ville qui se trouve encore plus au nord. La route pour y arriver est particulièrement belle. Elle longe la mer et est agrémentée de rochers énormes dont un en forme de poule. On y est actuellement pour deux nuits. On se prélasse dans un hôtel au bord de mer qui était autrefois celui du club med mais qui a été amélioré. Le buffet est énorme, il y a même un thon entier qui est découpé en direct pour faire des sashimis. Allez, c’est les vacances.

     

Je vous remercie de votre attention et vous dis à la semaine prochaine.


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Wallis et Gromit

 01-08-2010 -  Wallis et Futuna

Bonjour !

 

Me voilà déjà à la fin de mon stage, il ne me reste qu’une semaine avant de partir pour la Nouvelle-Calédonie. Mais qui dit plus qu’une semaine, dit arrivée de Fabien à Wallis. Hé oui, il arrive demain s’il ne rencontre pas de problème technique ou de grève de contrôleurs aériens.

 

Je n’ai pas attendu sa venue pour découvrir d’autres trésors que cache Wallis. Depuis maintenant près de 2 mois je vis ici et je tente d’apprendre la culture et les traditions wallisienne et c’est loin d’être simple.

 

Je suis allé visiter le fort tongien Kolonui qui date du XVème siècle il de la colonisation par le peuple de Tonga de Wallis (Futuna étant à la même époque colonisée par le peuple de Samoa). Ces vestiges se présentent en une grande plateforme entourés d’une muraille et relié par des chemins le tout constitué de pierres volcaniques. Le site est très paisible et bien aéré.

fort tongien            fort tongien            fort tongien

 

J’ai aussi pu assister à la réalisation d’un umu, le fameux four traditionnel. Pour le faire, ils font un feu avec des calbas de noix de coco, lorsqu’il y a assez de cendres, ils recouvrent de pierre volcanique sur lesquelles ils disposent la nourriture. Ils recouvrent ensuite le tout le feuilles de bananier pour protéger les aliments puis il l’enterre. La cuisson dure environ 2h. Le résultat est génial, un bon goût de fumé pour tous les aliments, il ne reste plus qu’à saler et c’est prêt à être dégusté.

la confection de panier en feuille de cocotier            panier en feuille de cocotier            le panier

 

déterrement du umu            umu            les fruits à pin cuits au umu

Je suis également allé voir le sentier botanique, il se trouve en bord de mer et présente des plantes qui ont poussés naturellement là. Il a entre autre été créé pour protéger les palétuviers (mangroves) qui faisaient tout le tour de l’île il y a quelques dizaines d’années encore et qui se font rares maintenant. Il y a aussi de gros vieux arbres qui sont aussi rare. Cet endroit est frais, bien aménagé. Il nous fait découvrir la richesse de la végétation de Wallis.

 

pandanus            palétuviers rouge

palétuviers à gros poumons            

 

Les maisons traditionnelles à Wallis et Futuna est le fale (à prononcer "falé"). Si les maisons modernes deviennent de plus en plus nombreuses, le fale est encore beaucoup construit aujourd’hui tant pour des habitations principales que pour un abri de jardin ou encore sur les ilots. Suivant les cas le fale peut être entièrement muré sur son pourtour, ou ne disposer d’aucun mur surtout dans le cas des fale de jardins ou sur les ilots. A l’origine, les fales sont constitués d’un ensemble de poutres en bois. Les derniers fales "modernes" peuvent présenter des colonnes porteuses en béton armé, Historiquement la couverture du fale se fait en feuilles de pandanus ou de cocotier. Les toitures végétales, sont très agréables car en plus de présenter une esthétique indéniable elles procurent une isolation de très bonne qualité. Aujourd’hui il n’est pas rare de voir des fales entièrement recouverts de tôles, plus rapide à poser

 

Voilà pour mes dernières aventures solitaires, je vais tâcher de remettre un message avant de quitter ce petit coin de paradis. Gros bisous à tous

 

P.S. J’ai rajouté des photos des urgences dans le message « hôpital de Sia » et des photos d’½ufs de coco dans le message « de nouvelles aventures »

 

 

J’ai fait ma première plongée dans l’océan pacifique. C’était vraiment beau, on est allé à la barrière de corail, mais du côté du large et non dans le lagon. J’ai rencontré un petit problème de parcours lorsque j’étais en train de plonger, ma bouteille d’oxygène s’est fait la malle, heureusement, on mon binôme m’a sauvée !!! J’ai vu plein de petits poissons de toutes les couleurs et un poisson lion une sorte qui parait-il est pas très courante. Ce qui était beau c’est justement cette barrière de corail qui se dresse devant nous.

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de nouvelles aventures

 24-07-2010 -  Wallis et Futuna

Bonjour à tous !

 Il est à nouveau temps de vous narrer mes aventures trépidantes au centre du pacifique. Ici le temps passe trop vite, je n’en ai pas assez pour faire tout ce que je souhaite. Je n’avais pas réalisé que mon travail me prendrait autant de temps. Ici j’ai rencontré des gens vraiment fabuleux, lorsque j’ai reçu le résultat de mes examens, que j’ai bien réussis d’ailleurs, La famille dans laquelle je vis a commandé un gâteau pour me féliciter. Il était une moitié aux fruits et l’autre au chocolat. L’intention était vraiment très gentille et le gâteau vraiment grand !

 

LE gâteau            Manu et moi

 

La famille dans laquelle je suis allée lorsque Sésilia était à Nouméa habite tout près de la mer. A plusieurs reprises nous y sommes allés pour nous baigner. Une fois dans l’eau, nous avons ramassé des grisettes, de petits coquillages qui se trouve dans le sable à quelques centimètres de profond. On les ramasse à l’aide de nos pieds et nous en avons mangé quelques-unes sur place. Le reste du pactole ramassé en quelques minutes seulement, nous a servi de repas après cuisson à l’eau. C’était très bon, mais pas très copieux, pour un énorme tas de coquillage, on avait qu’une pauvre assiette à se mettre sous la dent.

 

les grisettes            les grisettes 

 

La moitié de mon stage passée et à ce moment-là j’ai réalisé tout ce qu’il me restait à voir. J’ai donc réservé une sortie à l’îlot en pirogue traditionnelle. Je suis partie dimanche vers 9h. Sur l’îlot Nukuteatea j’ai fait le tour en 45minutes environ, je me suis reposée sur une natte à l’ombre d’un cocotier, je me suis baignée en admirant les coraux et les poissons à quelques mètres seulement de la plage. Pour le repas il y avait le umu (four traditionnel) dans lequel ils ont fait cuire des cochons de lait, des fruits à pin.

 

Umu            fruits à pin

 

Il y avait aussi du poisson, du poulpe, du riz de la salade… Wallis est entouré d’un récif de corail et l’îlot faisait la frontière entre le lagon et le large. Du coup, d’un côté de l’îlot il y avait des énormes vagues et de l’autre l’eau était toute calme, le contraste était vraiment surprenant. J’ai passé vraiment une belle journée, je me suis reposée et j’en ai pris plein les mirettes. L’intérêt de venir sur les îlots est sans conteste la présence de plage. Les îlots ne sont pas habités, ils ne sont constitués que de plages et de végétation. Une autre différence est l’eau, celle se trouvant autours de Wallis est pleine d’algue, trouble, ce qui n’est pas très encourageant à la baignade alors que celle autours des îlots est limpide et pleine de poissons multicolores

 

           

 

           

 

                         

 

J’ai aussi assisté aux festivités du 14 juillet qui se passaient le 13. Il y avait un concours de danses effectuées par les différents districts. Les costumes étaient tout particulièrement beaux et les danses aussi d’ailleurs. Je me suis régalée. Après les danses, il y avait un concert d’un groupe de musique local qui jouait de tous les genres, allant d’Eddy Mitchell à de la variété wallisienne. C’était une bonne soirée.

 

dance du 14juillet            14 juillet

 

J’ai aussi mangé ma première papaye post-cyclone, elle était vraiment incroyablement, génialement, merveilleusement bonne, moi qui ne cours pas après les papayes, même en Asie, celle-là, j’en rêverai la nuit ! Les bananes reviennent aussi lentement et les mangues, pas encore. Par contre je me régale des ½ufs de noix de cocos. Ils se développent lorsque la noix est tombée et est entrain de germer. Cet ½uf a pour rôle de nourrir le germe avant que ses racines replissent leurs fonctions. Ça a un peu le goût de noix de coco mais pas vraiment, ce qui est particulier, c’est la consistance aérée, comme une île flottante, en plus solide.

 

un gros oeuf de coco            oeuf de coco 

Comme Fabien l’a écrit dans un message précédant, suite à conflit avec EEWF, l’électricité et l’eau ont été coupées. Par chance tout est revenu et j’espère que ça va durer. Ces coupures nous ont obligés à nous éclairer à la bougie, à faire la queue pendant 1h30 pour avoir de l’essence avant qu’il y ait une pénurie, de se doucher sous la pluie et de laver les habits à la main. Par chance il a beaucoup plut ces derniers jours ce qui nous a permis de faire des réserves. C’était un peu plus embêtant pour le travail, pas d’eau pour se laver les mains, pour les WC, pour laver la toilette des patients ou tout simplement pour boire, l’eau du robinet étant potable. La croix rouge nous a fournis en bouteilles d’eau et les pompiers ont fournis 4000litres d’eau qui étaient uniquement destiné au bloc opératoire. Encore une fois l’eau de pluie nous a permis d’avoir en permanence un énorme bac d’eau dans lequel nous allions puiser. Pour ma part cette coupure n’ayant duré que quelques jours m’a plutôt permis de vivre une expérience rigolote qui ne m’a pas plus handicapée que ça, mais je suis contente tout de même d’avoir retrouvé mon ventilateur ;-)

 

Voilà pour les nouvelles fraîches, j’espère qu’en Suisse tout se passe bien, j’ai appris que les températures concurrencent celles de Wallis et que notre cher Leuenberger a donné sa démission.

Je remercie tout le monde pour vos message, ça me fait plaisir d'avoir des nouvelles de l'aut

 

A bientôt

 

la carte de Wallis


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Plus d'électricité ni d'eau à Wallis.

 22-07-2010 -  Wallis et Futuna

Coucou tout le monde.

 Je vous écris juste pour vous dire qu'il se passe des choses à Wallis. Les employés de la compagnie d'eau et d'électricité de Wallis EEWF étaient en grève depuis plusieurs mois. Si j'ai bien compris ce qu'il se passait, certains employés ont été virés pour des raisons injustes selon eux. La grève s'éternisait parce que le grévistes avaient le soutien des autorités coutumières (le roi et son entourage) alors que les dirigeants EEWF refusaient leurs revendications. Mais jusqu'ici, peu de conséquences sur la population.

 

Mais en début de semaine, les installations électriques ont été sabotées. Officiellement,  on ne sait pas par qui. Ce qui fait que la plupart de l'île est privée d'électricité et par conséquent d'eau. Si vivre sans électricité est envisageable pendant quelques semaines, comment  vivre sans eau? Difficile de se laver, de cuisiner, de nettoyer, etc... Le problème est que ça risque de s'éterniser, les responsables de l'entreprise refusent de se déplacer à Wallis sous prétexte que leur sécurité ne serait pas assurée...

 

Bref, c'est la cata. A l'hôpital de Sia, où travaille Cindy, ils ont un générateur, mais l'eau est le point critique, malgré les gros réservoirs d'eau comme celui qu'on peut voir sur une des photos de l'article sur l'hôpital. Tous les patients qui doivent subir des dialyses ont été évacués en Nouvelle-Calédonie. Cindy   a juste pu écrire quelques lignes pour nous aviser de la situation depuis l'ordinateur de l'hôpital. 

 On en parle même à la télé, au téléjournal de Wallis, en long et en large, bien entendu, mais aussi dans un petit sujet à  celui de France 3. Vous pouvez aller les voir sur les sites wallisfutuna.rfo.fr et http://jt.france3.fr/1213/ (il faut choisir l'édition du 21 juillet) Et en bonus, on aperçoit Cindy pendant une fraction de seconde ;-)

 Cindy a télé Wallis et Futuna 1 Cindy a télé Wallis et Futuna 2

Donc j'imagine qu'avant d'avoir quitté Wallis pour la Nouvelle-Calédonie le 7 août, j'imagine que ça ne sera pas facile pour elle de vous donner des nouvelles.

 

Bisous à tous

Fabien 

 

 

 


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Wallis, ses habitants et leurs traditions

 14-07-2010 -  Wallis et Futuna

           

Nourriture :

La nourriture, je suis obligée de vous en toucher un mot, je n’aurai jamais imaginé ça. Ici, les légumes, ça n’existe pas, pour commencer ça ne pousse pas bien car la terre est assez pauvre et en plus les légumes sont très chers et franchement ils font pitié. Selon les arrivages (une fois par mois par bateau) il y a des choux, des carottes, des poivrons, des aubergines, des salades, c’est tout ce que j’ai vu. Il y a aussi de surgelés. Du coup, pas de légume. Le régime principal ici est du porc, du poulet, du riz, des fruits à pin (féculant) et des tubercules (manioc, igname, taro et kapé). Je n’ai croisé aucune personne qui prétend savoir faire à manger. Soit les plats sont achetés, soit ils sont cuits au barbecue, à l’eau ou au umu (four traditionnel enterré). Il y a aussi beaucoup de repas sur le pouce. A ce moment-là, les deux aliments qui remportent le plus de succès sont les Sao, des biscuits secs genre TUC sans sel et le Tini, de la viande en boîte. Ils sont suivis de près par la fameuse baguette française, du pâté… étonnement le poisson n’est pas très présent dans la cuisine de tous les jours, en tout cas pas dans les deux foyers dans lesquels j’ai habités. Il y a un marché au poisson le samedi à 5h mais il coûte très cher (bizarre je trouve) ou alors il faut avoir son propre bateau et aller à la pêche, ce qui n’est pas le cas des gens qui m’accueillent.

Vous comprenez facilement que ça n’est pas un peuple de gringalets, ils sont plutôt…costauds !!!

les gringalets et moi      tini      les fameux Sao

Religion

Le catholicisme est très présent et dirige beaucoup des actes des Wallisiens. Il y a une messe tous les jours à 18h et le dimanche il y en a une à 6h une à 8h et une à 9h. La pluparts des Wallisiens vont à la messe une fois par semaine. Elle vaut vraiment le détour. Les gens s’habillent avec leurs plus beaux habits, ils mettent des colliers de fleurs et se parfument et pas qu’un peu ! Il y a aussi des chants magnifiques qui valent à eux seuls la participation à la messe.

Pour une petite île comme Wallis, le nombre d’église et leur grandeur est impressionnants. Les cimetières sont toujours fleuris comme nulle part ailleurs. Après avoir parlé à une jeune fille de 17ans, j’ai un peu mieux compris manière de fonctionner. De plus en plus les jeunes se mettent en ménage sans être marié, mais c’est de loin d’être la majorité. Cette jeune fille m’a dit qu’elle était choquée de voir une de ses amies se mettre en ménage avec son copain sans être mariée. Il est bien entendu qu’il n’est pas question pour elle de vivre avec un homme dans le péché. Elle m’a par contre expliqué que ça ne choquait pas les Wallisiens si des papalagi (blancs) le font. Par contre s’afficher en public, se donner la main ou pire s’embrasser, n’est admis pour personne.

une église comme plein d'autres

Famille

La famille à Wallis est une chose très importante, d’ailleurs tout le monde est de la famille à tout le monde, tellement les familles nombreuses. J’ai entendu quelqu’un dire un jour, « moi je n’ai que 9 enfants » ça m’a bien fait rire.

La dynamique familiale est assez compliquée. Les Wallisiens doivent le respect aux membres du sexe opposé de leur famille. Ils sont donc tenus de ne pas être mal poli et autre en présence de ces derniers. Quand je dis famille, je parle des frères et s½urs mais aussi des cousins cousines, des oncles et tantes… ça fait vite du monde vu ces grandes familles su cette petite île.

Politique

Bon, je ne vais pas trop m’avancer sur le sujet, car ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus ici ni le plus facile à comprendre. Wallis est un territoire français, qui dit territoire dit lois et fonctionnement différents des départements. Ici il y a trois pouvoirs y coexistent, et ne s’accordent que rarement : le pouvoir coutumier (représenté avant tout par les rois) ; l’administration supérieure (représentée par l’administrateur supérieur qui a le titre de préfet); l’Église (représenté par l'évêque de Wallis et Futuna).

Le territoire de Wallis et Futuna comporte trois rois, et donc trois royaumes : le royaume d’Uvéa à Wallis, et les royaumes d’Alo et de SIgave à Futuna. Trois rois pour... 15.000 habitants!

Sur le territoire de Wallis et Futuna, les rois ne sont pas désignés suivant des règles dynastiques, ils sont choisis ou élus à vie parmi les membres d’un nombre restreint de familles (les Haliki).

La chefferie : L’organisation juridique coutumière et très hiérarchisées : chaque village est dirigé par des chefs de villages. Il s’agit d’un pouvoir essentiellement masculin.

Les chefs de village ainsi que le roi forment une assemblée territoriale coutumière qui a la charge de l’organisation d’un certain nombre de tâches définies.

Cependant Wallis et Futuna est aussi un territoire français, il est donc administré par des instances françaises, chargées d’appliquer le droit français.

L’Église joue un rôle considérable dans l’organisation du territoire. C’est elle qui (conjointement avec l’éducation nationale) est chargée de l’éducation des jeunes enfants (jusqu’à la fin du primaire). Conjointement avec l’administration supérieure l’État civil de l’île.

De plus, les Wallisiens et les Futuniens sont très croyants. Le magistère moral de l’Eglise est donc bien réel dans l’archipel.

 

Statut des Wallisiens :

Pendant l’adhésion à la France, la chefferie a fait un travail exceptionnel pour le statut de ses habitants. Et en voici quelques exemples : les Wallisiens sont exempts d’impôt, de participations aux soins et après seulement 15ans de cotisations, ils touchent pleinement la retraite. Ici pas de ceinture obligatoire dans les voitures, aucune assurance quelconque n’est obligatoire. Si un Non-Wallisien fait du mal à un Wallisien, il est directement exclu de Wallis, par contre s’il arrive le contraire, le Wallisien est protégé par son origine. Les terres sont passées de génération en génération et ne peuvent en aucun cas être achetées par un Non-Wallisien.

 Ici les employés ont le dessus sur l'employeur. Ils viennent à l'heure qu'ils veulent, du coup ils sont payés à l'heure. D'ailleurs le jour de la final de la coupe du monde, Mathias n'a eu aucun ouvrier. Et parfois quand un d'eux ne peut pas venir travailler, il envoie son frère à sa place. Je trouve ça trop fort. Je vais envoyer Stéph travailler à l'hôpital quand j'aurai un ongle incarné.

Bon voilà pour ce peuple incroyable. Je vais bientôt écrire un nouveau message, mais en attendant, je vous remercie de me suivre et je vous encourage à me laisser des commentaires.

Gros becs à tous

Cindy

           

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De Fabien:

Pour tout ceux qui se demandent ce que je deviens ;-), j'ai passé 6 semaines sans Cindy avec des hauts et des bas. Mais là ça va de mieux en mieux, vu que je m'envole moi aussi dans un peu plus de 2 semaines pour la rejoindre. Au menu, 24 heures d'avion jusqu'en Australie, enchaînées avec 5 heures vers les Iles Fidji. Le jour d'après, encore une heure jusqu'à Wallis et Futuna. Suivront 4 jours à Wallis où j'espère pouvoir goûter leur délicieuse gastronomie (!), puis une dizaine en Nouvelle-Calédonie et une dizaine aux Iles Fidji. Mais tout ceci est de la musique d'avenir. Vous aurez des nouvelles de ces aventures ici-même. 

Comme Cindy, je me réjouis de vous revoir et de vous montrer nos plus belles photos!

Salutations à tous

Fabien 

 


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Wallis et moi, une grande histoire d'amour ;-)

 01-07-2010 -  Wallis et Futuna

Me voilà à Wallis depuis exactement trois semaines. Je découvre tous les jours un peu plus l’île et ce qu’elle cache.

Comme je vous l’ai dit précédemment, j’étais logée par une famille Wallisienne. Je dis j’étais parce que Sésilia a été EVASANée (évacuation sanitaire) vers Nouméa pour faire un scanner. Du coup, je suis logée par une autre famille, des amis à eux, Soana (Wallisienne), Manu (Caldoche) et Christelle la fille de Soana issue de son premier mariage. Dans cette famille aussi ça se passe très bien.

Avant son départ, Sésilia était dans le comité d’organisation d’une fête « solidarité pour Futuna » qui avait pour but d’aider financièrement les victimes du cyclone Thomas qui a passé au mois de mars. Elle était responsable des jeux pour les enfants. Elle a su le mercredi qu’elle allait être évasanée le samedi à 5h du matin, le jour de la fête. Du coup, un peu malgré moi, je suis passée responsable des jeux. J’y suis allée à contre c½ur, mais finalement ça c’est très bien passé, on s’est bien amusé. Le jeux qui a de loin le mieux marché était une bâche recouverte de savon. Les enfants devaient courir dessus, c’était vraiment drôle. Il y avait 10 différents jeux, malheureusement la pluie était de la partie, nous n’avons donc pas eu beaucoup de participants.

la course de sacs      la bâche savoneuse      la bâche savoneuse

Il y avait aussi des chanteurs venus de Nouvelle-Calédonie et de Tahiti et des danseurs de Futuna. Cette fête était diffusée en direct pendant 5 heures à la télévision Wallis et Futuna. A la fin de la journée, ils ont récolté plus de 500’000CHF.

 

A Wallis il n’y a plus qu’une plage, tout le sable a été utilisé pour construire des habitations. Ce n’est pas ça qui empêche les gens d’aller se baigner. Nous y sommes allés l’autre jour, tout habillé bien sûr. Il était 17h30, j’ai admiré le coucher du soleil en me baignant. J’ai regretté de ne pas avoir pris mon appareil photos avec !

Vailala

 

Je suis aussi allé à la chasse à la roussette (chauve-souris). Nous sommes allés vers un champ et nous avons attendu que les roussettes volent au-dessus de nous avant de les tirer. J’ai tiré plusieurs fois, sans atteindre ma cible, par contre, j’ai bien cru que j’allais devenir sourde. Nous en avons eu 6. Il ne nous restait plus qu’à les vider. C’était amusant. Il n’y en avait malheureusement pas assez pour un repas, elles sont donc congelées avant que nous retournions à la chasse. J'ai hâte de pourvoir les gouter.

en tête à tête avec un rognon de roussette      la roussette

 

Pour répondre au commentaire de Jissé, les médecins, les deux avec lesquels je travaille, sont deux Français qui sont à Wallis depuis un peu moins de 10ans. Ils sont efficaces, et cette place de travail n’est pas une planque pour eux, parce que du travail, ils en ont !

 

Les restaurants, il y en a quelque uns. Je ne peux pas vraiment t’en parler parce que je n’y suis pas encore allée. Ce que je peux t’en dire c’est qu'ils sont chers, qu’il y a la pizzéria et auparavant il y avait un Mac Do qui est fermé depuis peu à cause de l’hygiène.

 

De touriste, j’en ai vu qu’un, il était sur l’île pour 4 jours et venait de Saint-Prex !!! Wallis n’est pas très touristique, elle se trouve isolée au milieu de l’océan et ça n’est pas vraiment adapté. Il y a quelques hôtels qui ne cassent pas trois pattes à un canard et qui coûtent plus de 100CHF la nuit.

 

Les écoles, je ne sais pas trop quoi t’en dire, je trouve qu’il y en a beaucoup compte tenu de la grandeur de l’île, mais ça n’est peut-être qu’une impression. Ce que j’ai entendu dire, c’est que toutes les écoles sont catholiques avec ses avantages et ses inconvénients !

 

Les pêcheurs, là non plus je ne suis pas spécialiste. Je sais qu’il y a un marché aux poissons tous les samedis à 6h et qu’à 6h30 tout à été vendu. Beaucoup de Wallisiens vont à la pêche avec leur propre bateau dans le lagon autours de Wallis.

 

Le climat, il fait tout le temps entre 29° et 31°. La température est très constante, par contre il y a un agréable petit air sans lequel, la température serait insupportable. Tous les jours il pleut plus ou moins fort et longtemps, mais ça ne reste que des averses et le soleil revient bien vite.

 

Les cochons ils sont dans cette position pour être beau. Ils sont également remplis de feuilles de manguiers et doré au chalumeau. Lors de fêtes ils sont offerts par les villageois aux chefs des villages. L'honneur porté sur la famille est très importante. La présentation en fait partie, ainsi que la grosseur du cochon et les colliers de fleurs portés autours du cou.

 

Je pense d'ailleurs que c'est à cause de l'honneur et du regard des voisins qui moi, une femme, ne suis pas restée avec Mathias et les enfants. Une femme ne reste pas seule avec un homme marié.

 

Voilà pour les nouvelles fraîches, j'espère que je vous fais un peu voyager.

 

 

la pleine lune     


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hôpital de Sia

 27-06-2010 -  Wallis et Futuna

l'hôpital

Bonjour !

Ça fait maintenant 2 semaines que je travaille à l’hôpital de Sia, il est temps de vous en toucher un mot. L’hôpital compte 51 lits dans trois services, médecine où je fais mon stage, chirurgie et maternité. Il y a également une salle d’opération, une salle de réanimation et des urgences. Il y a aussi trois dispensaires à Wallis, un par district : Hihifo au nord, Hahake au centre et Mua au sud.

L’hôpital est fait de plusieurs bâtiments qui ne ressemblent en rien à un hôpital. Il est délabré, les murs des couloirs sont recouverts de tags. Il n’y a ni ascenseur, ni eau chaude. Pour pouvoir monter les patients à l’étage, il y a une rampe qui longe les escaliers. Autant dire que les transporteurs ou brancardiers comme on les appelle ici, sont costauds !!

l'ascenseur

Dans le couloir se trouve une énorme cuve d’eau, au cas où il y a une coupure d’eau, ce qui arrive souvent.

couloir du service de médecine

En médecine il y a 7 chambres de 3 lits. Presque chaque patient est accompagné d’un garde malade qui assure les soins de confort et parfois le relais entre le patient et les soignants. Le plus surprenant c’est tout ce que les gens amènent avec eux lors de leur hospitalisation. Ils mettent des paréos en guise de nappe sur la table de nuit, sur la table, ils amènent leur propre drap, linges… Ils amènent également à boire et à manger malgré les plateaux repas de l’hôpital. Les gardes malades sont souvent couchés parterre sur une natte.

une chambre            la salle de bain

En ce qui concerne les soins ils sont assurés par des infirmières diplômées, des métropolitaines ou des Wallisiennes qui ont fait leur école en Nouvelle-Calédonie. Il y a aussi des infirmières autorisées, ce sont des infirmières qui n’ont pas fait d’école d’infirmière mais qui ont les connaissances nécessaires pour remplir cette fonction.

Malgré l’infrastructure douteuse, le matériel ne manque pas. Il y a tout ce qui est nécessaire pour donner des soins de qualité. Les soins sont de qualité, pourtant j’ai le sentiment de ne faire que tu médico-délégué. Dans le dossier infirmier il n’y a ni le diagnostic ni les antécédents. J’ai le sentiment que les infirmières ne s’intéressent pas à savoir le but ou la raison de leurs soins.

La religion est tout aussi présente ici qu'ailleurs. Chaque patient amène de l'eau de Lourde, des reliques de Jésus... Il y a aussi un groupe de prière qui vient une fois par semaine, 3 femmes viennent chanter des chants religieux, on l'entend dans tout le service.

 

Tous les soins sont gratuits pour les Wallisiens, même les transferts pour Nouméa ou l'Australie. Depuis peu les frais des gardes-malades lors de transferts ne sont plus pris en compte par le territoire, ce qui n'est pas au goût de tout le monde.

 

les urgences            les urgences 


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arrivée à Wallis

 16-06-2010 -  Wallis et Futuna

Me voilà enfin partie après une longue période d’examen. Je suis partie pour 2 mois de stage suivi de 6 semaines de voyage en Nouvelle-Calédonie, aux Iles Fidji et au Vanuatu. Pour arriver à Wallis, rien de plus simple, il m’a fallu prendre un vol de 24h pour Sydney où j’ai passé une nuit. Puis un 6h jusqu’aux îles Fidji et là je devais rester deux nuits mais comme l’avion pour Wallis avait des problèmes techniques, j’y suis resté une nuit de plus. Et enfin mon dernier vol a duré 1h30. En résumé je suis partie de Genève samedi et je suis arrivée à Wallis jeudi.

A Sydney je suis arrivée à 19h et le lendemain à 13h je redécolle. Je profite de ses quelques heures pour visiter. Pour ce faire je suis guidée par Gail  une Australienne que nous avons hébergée l’été passé lors de son voyage d’une année. Elle m’a fait voir bien entendu l’Opéra, le Harbourg bridge, elle m’a aussi emmenée à des points de vue de la ville. Une soirée pleine de découverte et très agréable. Malgré les heures d’avion dans les pattes et le décalage horaire, je n’étais pas fatiguée, peut-être l’excitation.

l'opéra de Sydney      Gail      Sydney

 Après quelque 6 petites heures de sommeil il était temps de reprendre la route pour les Iles Fidji. Là-bas j’accuse le coup de la chaleur, en moyenne 30° avec beaucoup trop d’humidité.

Iles Fidji

 Je vais à la plage et visiter la ville et deux jours après je pensais partir pour Wallis. Après près de 6h d’attente à l’aéroport, nous sommes emmenées dans un hôtel pour la nuit. Le bus qui nous emmène à l’aéroport part de l’hôtel à 4h30, je ne fais mon check-in qu’à 6h30 et le décollage à 8h30.

aussi insupportable. Je suis accueillie par Sésilia, une femme très gentille qui a accepté de m’héberger durant mon stage. Elle m’offre un collier de fleurs fraichement cueillies comme il est coutume ici. Nous nous rendons ensuite dans sa maison où je rencontre le reste de sa famille. Mathias son mari, Moana leur fils ainé de 13ans, Bleuen la deuxième de 12ans et Soana la dernière de 8ans. Dès les premiers instants, je me sens bien ici, curieuse de découvrir la façon de vivre. J’ai par exemple découvert avec étonnement qu’ici il n’y a pas de réseau de natel, moi qui hésitait à en prendre un, j’ai bien fais de le laisser à la maison. J’ai aussi découvert que par pudeur, les femmes ne se baignent pas en maillots de bain mais toute habiller, je fais donc comme eux, ce qui n’est pas plus mal pour éviter les coups de soleil.

A Wallis la chaleur est d’une moyenne de 30°, j’ai lu que depuis les années 70 la température minimum a été de 17° et maximum de 33°, autant dire que c’est bien stable. Ce qui est également stable, c’est le nombre de moustiques qui se délectent de mon sang, ce sont des moustique vampires sans pitié.

La nourriture se constitue essentiellement de produit locaux, mais malheureusement, le cyclone Thomas qui est passé il y a plusieurs semaine à détruit une grande partie des fruits je n’ai donc pas encore eu la chance de manger des bananes, mangues ou des fruits de pains. Par contre le poisson est à tomber, le porc ne manque pas et le tarot, manioc et kapé sont de la partie à chaque repas.

Le lendemain de mon arrivée, c’était jour de fête, ils fêtaient le Sacré C½ur, pour ça, ils ont tué un cochon pour l’offrir aux chefs des villages, puis il y a eu une messe avec des chants magnifiques dans les hauteurs de Wallis avec une vue extraordinaire sur l’océan et les ilots de Wallis. Ici tout le monde est très croyant et sortent leur plus beaux habits pour la messe, je me sentais un peu ridicule à côté. Suite à la messe une cérémonie du kava qui est une infusion de racine puis une dance traditionnelle pour récolter des fonds pour la commune. Les danseurs sont ornés de collier de fleurs ainsi que de jupes. Les danseurs sont assis et la dance ne concerne que les bras. Cette journée était magnifique, très difficile à expliquer. Jamais je n’aurais pensé pouvoir assister à un événement pareil.

l'offrande            la dance

Le dimanche nous sommes allés faire une visite de l’île, nous nous sommes rendus à un lac complétement sphérique qui est le cratère d’un volcan éteint. C’est vraiment beau, le lac Lalolalo est entouré de falaise de quelques 30 mètres de hauteur, il est d’ailleurs impossible de l’atteindre ou alors seulement en rappel. Nous nous sommes également rendu au point culminant de Wallis, à 145m, d’où nous avions une vue de toute la côte est de l’île.

      lac Lalolalo

J’ai commencé mon stage hier, à l’hôpital de Sia qui compte une 50e de lits. J’ai été surprise de voir les gens amener leurs draps de lits ainsi que leurs boissons à l’hôpital. Il y a également des gardes malades, c’est-à-dire les proches des patients qui viennent pour s’occuper de ces derniers. Il n’est pas rare de voir des patients allongés sur une natte à même le sol en délaissant le lit. Je n’ai pas été déçue de voir quelques chambres et le bureau des infirmières climatisé et la vue sur la mer depuis le couloir de l’hôpital.

Voilà pour les premières nouvelles de l’autre bout du monde, j'ai mis autant de temps car la modem avait rendu l'âme juste avant que j'arrive. Mais le problème est réglé alors je ferai en sorte de donner des nouvelles plus régulièrement. 


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Ko Chang

 26-08-2008 -  Thaïlande

Bonjour a tous.

Nous voila DEJA a la fin de notre voyage. On nous avait prevenu que ca passerait vite, mais aussi vite que ca, je ne le croyais pas.

Pour finir notre voyage nous avons decide de passer de voyageurs a vacanciers. Nous sommes retournes en Thailande ou la vie est nettement plus facile et avons rejoint le bord de la mer.

Nous sommes alles sur une ile du nom de Ko Chang a 10 heures de route de Siem Reap.

Nous y sommes restes 4 nuits.

                                               

Notre sejour etait plus que calme, nous avons lu et lu et relu au son de la mer, Sans oublier de deguster de delicieux fruits de mer.

                                          

Ce matin nous sommes repartis de notre paradis pour passer une journee a Trat, une petite ville bien calme au bord de la mer. Nous passerons cette nuit ici et demain nous prendrons un bus pour Bangkok, la aussi une nuit puis rendez vous avec notre vol vendredi 29 aout a 20h40.

 

C est avec nostalgie que j ecris ce dernier message, nous esperons que nous vous avons fait voyager a nos cotes. Nous vous remercions de tout coeur pour les messages laisses, un peu de baume au coeur lorsqu on se sentait seul au bout du monde.

Nous vous donnons rendez vous pour notre prochain voyage.

 

Cindy


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Temples d'Angkor

 21-08-2008 -  Cambodge

Bonjour tout le monde,

 

Et voila, notre voyage touche a sa fin. Ceci sera certainement le dernier message avant notre retour qui aura lieu, je le rappelle, le samedi 30 aout a 7h du matin a l'aroport de Geneve (en provenance de Dubai ou nous faisons escale!) . Nous passons la derniere semaine en mode vacances sur l'ile de Koh Chang, au sud de la thailande, entre la frontiere Cambodgienne et Bangkok.

Mais avant de commencer a bronzer, nous avons termine notre voyage en apotheose en visitant les temples d'Angkor, l'attraction touristique majeure de l'Asie du sud-est.

Il y a tellement de choses a dire, par quoi commencer? Les temples en eux meme tout d'abord. Comme beaucoup de monde, je pensais qu'il ne s'agissait que d'un seul temple, celui que tout le monde connait.

                                  

Mais pas du tout. Il s'agit d'un immense ensemble archeologique de plusieurs dizaines de km carres qui contituait l'ancienne capitale du cambodge entre les IX et XVI siecles. En cinq jours, on a visite un nombre incalculable de temples (disons une vingtaine). Parmi les plus connus le Bayon et ses mysterieux visages du roi qui l'a fait construire (Jayavarman VII)

                                 

Le Ta Prohm, lentement mais surement envahi par la jungle avec des arbres immenses

                                 

Ou Bateay Srei, delicatement petit, mais magnifiquement decore de bas reliefs parfaitement conserves (restaure par des archeologues Suisses :), pas une pierre ne traine par terre )

                               

Mais il y en a aussi de moins connus,  qui valent tout aussi la peine.

 

Le Ta Keo, qui aurait ete majestueux mais qui a ete abandonne, le roi qui l'avait fait construire etant mort avant son achevement.

Le Ta Nei, aussi envahi par la jungle

Le Bakong, le plus vieux de tous

                                

 

Les temples sont magnifiques et la fabuleuse impression d'ensemble augmente de jour en jour. Mais ce n'est pas le seul attrait de l'endroit. Ce qu'il faut savoir, c'est que les temples ne sont a nouveau facilement accessibles que depuis 1994. En une quinzaine d'annees, l'essentiel du travail d'amenagement a constitue en les mesures d'urgence comme le deminage du site. Pour le reste --et meme si deux millions de visiteurs sont venus en 2007-- les temples ne sont encore que de simples temples eparpilles au milieu de villages Cambodgiens parfaitement authentiques. On est bien loin d'une viste toute premachee. On achete son billet et c'est chacun pour soi.

Dans cette jungle des visites, on rencontre enormement de tours organises, europeens ou japonais qui visitent un maximum de temples en 1 et 3 jours respectivement.

On rencontre des touristes dans notre style, qui louent un tuk-tuk (comfortable remorque accrochee a une moto)  ou un velo pour la journee et font le tour des temples.

Devant chaque temple, on rencontre une horde de gamins (ou d'adultes, mais les enfants sont bien plus insistants) qui ont tous quelque chose a nous vendre. Cartes postales, boissons fraiches, bracelets, t-shirts, etc... Heureusement que l'interieur des temples leur est interdit, sinon on en aurait jete quelques uns a l'eau :)

Pour finir, deux mots sur Siem Reap, la ville la plus proche des temples et qui abrite la quasi totaite des touristes qui les visitent. Petite ville il y encore quinze ans. elle s'est gonflee en tres peu de temps et on dirait qu'elle abrite aujourd'hui plus d'hotels que de maisons habitees par des Cambodgiens. L'ambiance n'est toutefois pas du tout desagreable. Comme l'a dit Sylvain (l'ami que nous avons rencontre a Phnom Penh), ca ressemble a une station de ski, tout le monde s'y retrouve le soir apres avoir visite des temples pour la journee. On peut y acheter toutes sortes de souvenir dans le vieux marche. Visiter un gigantesque marche 100% Cambodgien. Manger de la nourriture Cambodgienne 100% authentique pour 1.-50 ou de la nourriture Cambodgienne raffinee destinee aux touristes pour 3 francs. Et aussi toutes sortes de nourritures, mexicaine, francaise, japonaise, italienne, indienne, chinoise, thailandaise, vietnamienne, allemande, et meme suisse. (au Tell restaurant :) Nous on a craque plusieurs fois pour le Cafe de la Paix, la boulangerie de l'hotel de la Paix (tarifs des chambres, 200 a 300$) qui a partir de huit heures, solde ses patisseries a moitie prix. Chaque soir apres nos fruits de mer ou notre poulet au curry, on mageais des delicieux deesrt a un franc environ!

En resume, ces temples sont tout un monde en soi, legerement a part dans le Cambodge, a la fois magnique et grouillant de la richesse des touristes et du sourire des Cambodgien. Quel plaisir d'avoir pu y rester une semaine. 

 Fabien

 

 

 

 

 


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Les autres touristes

 21-08-2008 -  Cambodge
Bonjour a tous,

 

 

Je vais profiter que Cindy ecrive plein de mails pour vous ecrire un petit (un long en fait) article bonus et vous parler des autres touristes que nous avons rencontre pendant notre voyage.  (Juste avant de commencer, un truc rigolo. J'ai lu sur internet que la viande de chien est interdite a Pekin pendant les JO pour eviter de heurter la sensibilite de spectateurs etrangers. Vu du Vietnam ou du Cambodge ou la viande de chien doit etre la 2e plus consommee apres le poulet, c'est plutot l'interdiction qui heurtera les supporters de l'equipe Vietnamienne de badminton :)

 

 

Dans un des commentaires que l'on nous a ecrit, on nous a demande pourquoi nous essayions d'eviter les endroits ou il y avait d'autres touristes. Vu de la Suisse, c'est vrai que ca peut ne pas paraitre evident. Pour que vous compreniez bien, je vais commencer par vous faire une petite description des touristes que nous avons croises au cours de notre voyage. Ensuite vous comprendrez vite pourquoi on essaye d'en eviter certains!

 
Jusqu'ici, on en a tres peu parle des autres touristes. On pensait que vous preferiez entendre parler des pays que nous vistions plutot que de lire des phrases du genre: "on a rencontre deux Canadiens qui s'appelaient Mark et Christina, ils etaient tres cools, on a passe trois jours avec eux". Plutot que de parler des touristes individuels, voici donc a quoi ressemble le touriste type que nous avons rencontre; ou plutot les touristes types. Voici les quatre  categories dans lesquelles nous rangeons les touristes que nous voyons. 
 
 
 
Categorie 1         Les touristes sac au dos, ou backpakers
Entre 25 et 40 ans, ce sont les touristes qui nous ressemblent le plus. Ils voyagent le plus souvent en couple, parfois seuls. La plupart du temps, ils se prennent pour des aventuriers et voyagent pendant plusieurs mois, jusqu'a une annee. En general, ils voyagent comme nous, en prenant les bus locaux et en dormant dans les hotels les moins chers. Ce sont ceux avec lesquels on a le plus l'occasion de parler. Le difference principale avec nous c'est leur programme souvent extremement ambitieux. On en a vu qui prevoyeint de traverser la Russie en Transsiberien, puis la Chine, les pays d'Asie du Sud est ou nous sommes en ce moment, puis un mois en Australie et 2 mois en Amerique du Sud avant de retourner en Europe. Quel programme!
 
Categorie 2                Les "Australiens"
Evidemment tous ceux de cette categorie ne sont pas Australiens, mais si vous vous imaginez un surfeur blond sur sa plage, vous aurez deja une bonne idee de ce genre de touristes. Legerement plus jeunes, entre 18 et 30 ans, ils voyagent en couple ou en bande d'amis, de 2 a 10. On les reconnait principalement a leur look: ou qu'on soit, ils donnent l'impression d'etre a la plage: des petits tops pour les nanas, des longs shorts pour les mecs, des tongues pour les 2. Assez souvent des rastas. Jusqu'ici, on en a vu en Thailande, et a 2 endroits au Laos. 
On a aussi cree une categorie 2bis qui regroupe les "vieux cools". Meme si c'est rare, on est parfois tombe (surtout en Thailande) sur des personnes de 50-60 habilles de cette maniere. Des babas-cools pour qui mai 68 n'est toujours pas fini.
 
Categorie 3         Les vieux pervers
Ils ont entre 40 et 50 ans, mais peuvent parfois etre bien plus jeunes. Ce sont ceux qui profitent du marche des femmes en Thailande. Ils sont toujours seuls mais se baladent avec une jeune Thailandaise d'une vingtaine d'annee. Le terme "vieux pervers" est un peu trop negatif. En general, ce sont des mecs normaux et sympas, mais pas toujours tres beaux. Ils profitent de la Thailande pour s'acheter l'amour qu'ils ne trouvent pas en Europe.
 
Categorie 4         Les voyageurs en groupe
Quand on n'a pas le temps, l'energie ou l'envie de voyager comme on le fait, la solution la plus pratique est de s'inscrire a un voyage organise dans son pays d'origine. De cette maniere, on confie l'organisation a des professionels et on n'a que des  moments de detente a passer. Les touristes de cette categorie voyagent en car affrete par la compagnie toursitique, dorment dans des hotels reserves par ces compagnies et se baladent peu dans les rues. De ce fait, on a assez peu de contacts avec eux. On ne les rencontre en fait que dans les endroits tres celebres et tres photogeniques. Ils sont en general Chinois, Japonais, Americains ou Europeens.
 
 
 A peu pres tous les touristes que nous avons rencontres rentrent dans ces quatre categories. Evidemment, on en a aussi vu quelques inclassables qui n'entrent dans aucunes de ces categories. Je vous ferai un petit florilege a la fin de cet article. Mais avant, je vais repondre a la question principale: Pourquoi nous essayons d'eviter les touristes.  En me basant sur les 4 categories precedentes, je vais commencer par dire que ce ne sont pas tous les touristes que nous essayons d'eviter, mais principalement ceux de la categorie 2, ceux qui son cools. Et encore, ce ne sont pas ces touristes individuellement que nous essayons d'eviter, mais les endroits ou ils se regroupent. Car ils ont la facheuse tendance a se regrouper tous au meme endroit, par centaines. Et a tous suivre le meme itineraire. Ca commence a Bangkok, ou ils dorment dans l'une des 100 guesthouses de la rue Khao San dont je vous ai deja parle (et ou plus aucun Thailandais n'habite). Ils prennent ensuite un vol interne ou un bus de nuit pour Chiang Mai avant de rejoindre les plages du sud de la Thailande. Certains veulent s'offrir une petit detour au Laos: ils rejoignet la frontiere Thailandaise-Laotienne a Huay Xai, comme nous. De la ils se regroupent sur des bateaux touristiques inconfortables pour 2 jours de descente du Mekong jusqu'a Luang Prabang d'ou ils rejoignet Vang Vieng, une ville pleine de bars ou la principale activite consiste a descendre une riviere sur une chambre a air de camion. (ca ca aurait ete sympa) et de la retournent en Thailande.
Un dernier exemple au Vietnam: Ils font le trajet Hanoi-Saigon (ou l'inverse) dans des bus que l'on appelle "open", c'est a dire a arrets fixes. (Ou bien sur on ne rencontre pas le mo0indre Vietnamien). En dehors de ces arrets (Hanoi-Baie d'Along-Ninh Binh-Hue-Hoi An - Nha Trang- Mui Ne- Saigon) ou en en voit par centaines, on rencontre extremement peu d'occidentaux.(Ici a Qui Nhon qui est pourtant tres agreable, et populaire pour les touristes Vietnamiens, on a croise 2 anglaises et une famille francaise en 2 jours et demi).
 
Au cas ou vous ne vous rendez pas compte, allez voir cette photo. C'est un ami de Cindy qui a fait la descente du Mekong en 2 jours de la frontiere Thailandaise jusqu'a Luang Prabang au Laos.
 
 
 
La reponse a la question est donc: Nous essayons d'eviter les endroits ou les touristes se regroupent en tres grand nombre sans que cela en vaille la peine. Comme Chiang Mai, qui n'a rein de plus que les autres villes du nord de la Thailande que nous avons vues (comme Sukhotai ou Chiang Rai). Ou Luang Prabang, qui n'est ni plus ni moins agreable qu'une autre ville du Laos. (L'exemple de Luang Prabang est le plus parlant. 90% des touristes dorment, vont manger, se faire masser, faire du shopping dans UNE rue. Ils font UNE excursion pour voir des chutes, puis repartent. En dehors de cette artere principale du centre ville, le nombre de touristes que nous croisions etait divise par 10--au moins. Et au marche, qui etait pourtant un des plus interessants que nous avons vus -- des montagnes d'ananas-- pas un seul occidental! (J'espere ne pas vexer ceux qui y sont alle ;-) )
 
Il est bien clair que les endroits exceptionnels comme le palais royal de Bangkok, la Baie d'Along ou la place rouge ou les temples d Angkor attirent des flots de touristes, mais dans ce cas, les sites sont tellement beaux que l'on ne remarquerait meme pas la foule la plus dense.
 
Voila pourquoi nous essayons le plus souvent d'eviter les foules de touristes. Mais nous recherchons bien sur les contacts avec des gens qui on l'air sympa.
Par exemple, on a rencontre
 
Mark et Christina au Lac Baikal (Canada) avec qui on a passe une semaine au bord du lac Baikal
Un couple de Francais dont j'ai oulie le nom en Mongolie qui partaient pour faire 10 jours a cheval dans les steppes
Kate et Mark, deux americains en voyage en noce a Chiang Rai (USA) avec qui on a visite la nature et les miorites ethniques de la region de Chiang Rai
4 americains pendant les 3 heures de queue devant l'ambassade de Chine (ils n ont pas eu leur visa alors quíls avaient deja leurs billets de train Oulan Bator-Pekin pour le lendemain  )
3 Irlandaises pendant notre cours de cuisine en Thailande
Et des dizaines de discussions par ci par la avec des allemands, anglais, canadiens, americains, irlandais, hollandais, suedois, norvegiens, autrichiens, belges, francais, tcheques, neo zelandais, australiens, japonais, bresiliens, thailandais ou malaisiens
 
Pour finir, quelques cas particuliers.
 
Tout a commence a Lvov par le cas le plus indescriptible. Un vieil Anglais completemet excentrique qui se baladait en slip dans une vieille couverture et qui nous a chante "yesterday" en l'honneur de sa femme decedee.
 
On a ensuite vu, sur l'ile d'Olkhon, sur le lac Baikal, une Espagnole qui n'arretait pas de nous poser des questions bizarres en disannt "it's interesting for me" (pour mes collegues balois, c'eatait une sorte de Therese)
 
Puis a Oulan Bator, on a vu Emilie et Tracy, deux soeurs Franco-Australiennes, qui venainet de passer 5 ans en Australie avant de rentrer en France. Elles ont passe une soiree devant beaucoup de biere et de vodka a nous raconter leurs histoires.
 
Enfin a Ayuthaya, on a rencontre Isabella et Stephane, deux francais d'une quarantaine d'annnes. Stephane est ornithologue, geographe et photographe. Et a chaque fois qu'on oiseau passait au dessus de nous (lors de notre visite guidee des differents temples de la ville) on avait droit a sa description complete. Il n'accordait pas beaucoup d'importance au temple mais sa femme s'en chargeait en le remettant tout le temps a l'ordre: "Stephane, ecoute". On a aussi appris qu'elle adorait la Suisse, parce que le bio y etait tellemnt plus developpe qu'en France.
 
Pour finir, on a rencontre les Irlandais Johnny et Neigh (prononcer Niv). Eux n'avaient rien d'excentrique, quoique plutots bavards, avec un accent Irlandais a couer au couteau (It's greash!). Mais apres avoir passe 3 jours sur l'Ile d'Olkhon ensemble, on les a tout d'abord revu par hasard  a Oulan-Bator.  Ce qui n'est pas si extraordinaire que ca vu que presque tous les touristes y vont. Mais 2 mois plus tard, on a revu Johnny (tout seul cette fois) a Nong Khiaw, en plein coeur du Laos!

 

On a aussi rencontre quelques suisses (presque tous romands d'ailleurs).

Delphine et Derek, un couple de Lausannois encore 100 fois plus aventureux que nous. On les a vu dans le transsiberien entre Tomsk et Krasnoiarsk. Ils commencaient un voyage de 5 mois au Kazakhstan, Ouzbekistan, Kirghizistan et autres pays en -stan. 

 

On a vu un quinquagenaire a Luang Nam Tha, au nord du Laos. Il s appelait Didier, de la tour de Peilz, mais avec un leger accent jurassien et avait a peu pres voyage partout autour du monde. 

Au meme endroit, on a aussi rencontre un Lucernois qui faisait une escale en rentrant chez lui apres avoir bosse une annee en Nouvelle-Zelande 

 

Au Laos toujours, on a rencontre un Couple de Biennois de notre age a Phonsavan. Mais on a pas eu le temps d echanger grand chose

 

Quelques semaines plus tard, on a rencontre Eloise et Marco. Eloise vient de Lussy et a ete au gymnase a Morges en section diplome. Je ne sais pas exactement qui c est mais on avait plusieurs connaissances en commun, aussi bien Cindy que moi.

 

Je crois que c est tout pour cette fois. Vous avez eu du courage dárriver au bout dún texte si long sans photo. Bisous a tous et rendez vous le 30 Aout a 7h a Geneve!

 

 

 

 

 



 


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Battambong

 15-08-2008 -  Cambodge

bonjour.
Nous sommes donc arrives a Battambong apres 5 heure de bus depuis Phnom Penh. Nous sommes restes 2 jours dans cette ville qui est interessante pour ces maisons conservees de la colonnie francaise et un marche ( on ne se lasse jamais des marches).
Le premier jour nous sommes restes en ville, visite du marche, promenade au bord de la riviere et... repos sur une terrasse accompagne d un frappe aux fruits exotiques.
Le lendemain nous avons loue deux motorbikes avec chauffeurs pour la journee. Nous avons visite deux temples. Le premier se trouvait en haut d une colline. La vue depuis le sommet etait bien plus impressionnante que le temple lui meme. nous y sommes restes une bonne heure, a moitie pour profite de la vue mais aussi pour se remettre de l ascension en plein soleil.

                                                

Nous avons aussi pu voir un peu plus loin sur la colline une grotte dans laquelle les Khmers rouges matraquaient a morts les gens, l endroit etait bien triste avec quelques os des victimes comme commemoration.
Nous sommes ensuite repartis en moto jusqu au deuxieme temple. Cette fois encore il etait sur une colline mais c etait 357 marches qui nous attendaient a celui la.
Arrive tout rouge en haut des marches, nous avons fait le tour de ce temple. Nous avons profite de lambiancee avant de redescendre.

                                           


Le lendemain nous sommes repartis en bus pour 5h de voyage direction Siem Reap et les fameux temples d Angkor, rendez vous au prochain article pour en savoir plus ;o)

Cindy


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